Jour 18 : Le Nil est aux Philippines

Rue de Bliss ensevelie sous l’eau

Attention : ALERTE AU DÉLUGE!

Dans tous les pays, les enfants sont heureux de manquer de l’école une fois de temps en temps. Comme à Montréal les enfants aiment manquer l’école à cause des tempêtes de neige, ici ils se réjouissent des typhons et des inondations. Disons qu’on n’a pas la même réaction aux choses icitte là!

Bliss est un petit quartier un peu fermé du monde extérieur. Les rues, construites en pierres chambranlantes, sont d’un peu plus que la largeur d’un scooter. Là-bas, il n’y aucun système d’égout. Alors, si on dit que les rues sont de quatre pierres de large, les deux du milieu sont le chemin stable, tandis que celles sur les côtés sont des genres de capuchon au-dessus de deux fossés remplis littéralement de merde.

Quand il y a des pluies trop intenses, l’eau s’accumule à en arriver jusqu’à la mi-mollet. Estimé par David et Émile, nous recevons 50 cm par heure. On en perd nos gougounnes! Donc, on a beau mouillé nos pieds, ils puent quand même!

Jour 14 : Cochez oui, cochez non

Pic de chix (version garçon philippin)

La beauté d’une personne est vraiment relative à une culture. Faisons une histoire courte, ici nous sommes des dieux et des déesses grecques. Les philippins ont une étrange fascination vis-à-vis les blancs. Ils arrêtent tous de travailler et nous fixent jusqu’à ce qu’on disparaisse de leur vue. Les gars philippins s’en donnent à cœur joie pour nous klaxonner et prendre ‘subtilement’ des photos de nous. Le coup classique de prendre une photo de quelqu’un dans le seul but d’y voir l’arrière-plan, en l’occurrence, nous.

Il en allait donc de soi que des philippins nous feraient des avances, sauf qu’elles n’étaient pas celles auxquelles on aurait pu s’attendre. Ici, en ce qui attrait aux relations amoureuses, on se dirait à l’école primaire. Quand un gars s’intéresse à une fille, ce sont ses amis qui vont le dire à la fille. Donc à tout bout de champ on avait des philippins qui venaient nous dire : «He likes you ! He likes you!» En pointant un gars plus en retrait. Parce que, oui oui, on pogne aux Philippines !

Dès qu’on rentre dans leur ligne de mire, il commence leur rituel. Il nous regarde. Il nous sourit. Il gonfle le torse. Et le coup final, il enlève leur chandail. Chaque fille a son admirateur et tous les garçons se font un plaisir de vous le rappeler. Dès qu’ils vous voient, il crie le nom de votre admirateur plus si secret que ça.

Même les filles philippines ont compris le principe, sauf que le seul problème, c’est qu’il n’y a que deux gars dans notre groupe et il y en a un en couple. Ils n’ont pas beaucoup de choix disons. Une petite fille vraiment adorable est toute gênée et vient tous nous voir, sauf David, et dit David guapo, David guapo. Guapo voulant dire handsome en waray-waray, la langue de la ville de Tacloban. Comme je dis ils n’ont pas vraiment de choix. *Jokes*

Donc, si vous vous sentez dépressifs, allez-vous trouver une aventure aux Philippines.

Jour 10 : Goscinny est universel

Les jeunes filles du centre avant le départ

De l’orphelinat, je vous ai déjà parlé des bébés de la pouponnière. Maintenant, c’est au tour des enfants d’âge préscolaire.

Dans un espace très restreint délimité par des barreaux se trouve entre une quinzaine et une vingtaine d’enfants. Ils se pilent littéralement sur les pieds. Ils sont vraiment en manque d’affection. Dès qu’on arrive, ils se pitchent sur nous. Ils veulent de l’amour, mais ils sont tellement nombreux que tu ne peux pas en donner à tout le monde, parce que dès qu’on les met à terre, ils pleurent.

Disons que leur attention est partout, et nulle part en même temps. Elle est momentanée. Il faut donc toujours être captivant et divertissant. Sinon, ils vous le feront savoir, ou plutôt ils arrêteront complètement de vous écouter et de participer avec enthousiasme.

Alors, nous, bande de Québécois qui étaient habitué d’animer des plus vieux qui étaient plus attentifs avec des activités organisées à l’avance, on a vraiment pris une claque dans la face si je peux dire, même plusieurs coups de boule orange sur la tête pour certains. On pensait qu’on pouvait se débrouiller avec des idées un peu imprécises. Nous avions tords. Oui, on pouvait se débrouiller, on faisait quelques activités et tout le tralala de les faire sauter et bouger. Mais, personnellement, je n’en tirais pas de grande satisfaction après coup. J’ai appris une grande leçon de vie que je vous partage pour ceux qui veulent bien l’apprécier. On réussit seulement à réaliser des choses qu’en y mettant un effort, et ce de un, parce que nous même nous serons plus fier de notre accomplissement et de deux, parce que le résultat sera nettement plus considérable que si on avait été un peu amorphe.

Parce que de l’énergie, on en a besoin. Un enfant, en partant, c’est un peu épuisant. Mais, un épuisement satisfaisant. Alors, imaginez une quinzaine. Quand un a eu sa dose de saut, ce qui peut être long, il en aura cinq autres autour de vous qui disent «Ako! Ako!», traduction en waray de «Moi! Moi!». Alors, là, vous vous creusez la tête en vous demandant qui est arrivé en premier. Malheureusement, vous tourniez sur vous-même donc vous n’avez pas vraiment vu. Dilemme. Bon, on n’a qu’à prendre le plus proche. Et le même débat intérieur réapparaît à chaque fois.

Jour 9 : Modèle de vie

À la plaza, en train de jouer à duck-duck-goose

Au centre de jeunes et dans nos familles respectives, nous avons la chance de reconnecter avec l’enfant en nous. Nous jouons à plein de jeux de notre enfance, et d’autres qui nous étaient complètement inconnu.

Ici, et sûrement comme partout ailleurs, les enfants, d’environ quatre ans en montant, ont beaucoup d’énergie. Normalement, ce ne serait pas les mêmes jeux qui les attireraient. Mais, comme j’ai dit, ils ont beaucoup d’énergie qu’ils aiment bien dépenser. Ils aiment jouer à la tag traditionnelle et surtout, maintenant qu’on leur a montré, Duck-Duck-Goose. Ça, par contre, c’est les plus vieux qui trip vraiment. Les plus jeunes, eux, aiment bien nous monter sur le dos et qu’on les fasse sauter haut dans les airs.

Aux Philippines, le respect des aînés est très important. Ils appellent toutes les filles plus âgées ate et les garçons kuya. Donc, maintenant, on peut dire, qu’on réagit à chaque fois que quelqu’un crie ces deux mots. On comprend nos profs qui se tournent la tête à chaque MADAME! MONSIEUR! C’est réellement devenu notre prénom.

Alors, en revenant, vous êtes mieux de nous respecter, car ça nous est peut-être un peu monter à la tête.

Jour 8 : Pour toutes les Brigittes Bardeaux

Mon petit frère de famille (à défaut d’avoir des photos de l’orphelinat)

Aux Philippines, nous allons travailler dans deux domaines, si on peut dire, dans les orphelinats et la construction de maisons. Aujourd’hui, nous avons commencé à y travailler.

Pour les deux prochaines semaines, je suis attribuée à l’orphelinat, donc je vais plus vous parler de cela. Nous travaillons dans un grand centre divisé en trois administrations : Home for Girls, Regional Haven, et Reception and Study Center for Children (RSCC).

Premièrement, Home for Girls est un centre pour des jeunes filles ayant pour la plupart du temps souffert de violence physique, souvent sexuelle, et psychologique.

Deuxièmement, Regional Haven est un centre accueillant des mères, souvent adolescentes, et leurs enfants. Quelques-unes d’entre elles ont été violées, et élèvent maintenant l’enfant de leur agresseur. Là-bas, les mères reçoivent des formations professionnelles et sur comment être une bonne mère.

Dernièrement, Reception and Study Center for Children est un beau nom pour dire que c’est un orphelinat. Il est divisé en deux secteurs, celui des bébés de la pouponnière et celui des plus vieux d’âge préscolaire. Dans les deux, on retrouve des enfants souvent victimes d’abandon ou de violence.

Voici quelques histoires de bébés de la pouponnière.

Jonathan a quatre ans. Quand il était tout jeune bébé, il s’est fait abandonner par sa mère dans un conteneur à vidanges. De cet épisode, plusieurs séquelles lui sont restées. Donc, maintenant à quatre ans, Jonathan ne peut pas parler, ne peut pas marcher, et n’est même pas propre. De plus, il est presqu’aveugle et est atteint d’une sorte de dystrophie musculaire.

Larry est un petit garçon très rigolo. Haut sur ses deux jambes de deux ans, il aime faire des sourires à tout le monde. Quand il était encore un bébé, ces parents ont essayé de le vendre à on-ne-sait-trop quelle fin. Mais, attiré par l’appât du gain, son père demandait toujours plus d’argent pour son enfant. Il a fini par être récupéré par les services sociaux qui l’ont placé au RSCC. Son paternel, par contre, n’a pas trouvé la paix et tente de récupéré son enfant, à première vue, pour le revendre. Donc, pendant que tous ses copains se voient adoptés, Larry lui restera probablement toujours à l’orphelinat, entre deux chez lui.

La dernière, mais non la moindre, l’histoire du bébé parfait. Sa mère avait un peu moins de quatorze ans quand l’une des pires atrocités lui est arrivée. Elle s’est fait violer par son père. De ce viol, elle est tombée enceinte d’une petite fille. Maintenant âgée de quelques mois à peine, sa mère a donné son consentement pour qu’elle reste au RSCC. Elle ne pouvait pas s’en occuper adéquatement. Alors, maintenant, sa fille connait plus les employées de la pouponnière qui la reconnaisse unanimement comme le bébé parfait. Même si sa vraie mère est à quelques pas au Regional Haven.

Ce ne sont que quelques histoires parmi tant d’autres. À l’échelle planétaire, ce n’est qu’une goutte dans l’océan.

Jour 7 : Marécage = Regrets

Avec son halo-halo

Première expérience de la ville urbaine de Tacloban. Nous sommes allés au centre-ville où nous avons pu des hobbys d’adolescents d’après les adultes, c’est-à-dire, le magasinage et la consommation culinaire de mets délicieux.

Tout d’abord, le magasinage. L’électronique, ici, est très populaire. Les pinoys sont littéralement texting crazy. Il paraît que si vous donnez votre numéro de téléphone à un philippin que vous connaissez à peine, et vous recevrez des milliers de messages textes de sa part le lendemain. Mais, ici, vous pouvez avoir des imitations des IPods pour vraiment moins chers. Et on peut se le faire remplir gratuitement de chansons de pop philippine.

Ensuite, je suis allé au restaurant reconnu pour avoir le meilleur halo-halo. D’accord, préparez-vous pour une description du tonnerre, car il n’y a rien de comparable dans le bas monde occidental. Pour commencer, ce dessert typique se retrouve dans un verre énorme, et ce même pour la taille régulière. Sur le dessus, git une boule de crème glacée à la patate de couleur mauve accompagnée d’une espèce de banane super molle, et de morceaux de Jello sans saveurs. Tout le milieu est, quant à lui, occupé par de la glace concassée. Le fond est un liquide ressemblant à un pouding au riz liquide, et tout ça accompagné de morceaux de mangues (Miam!), de fèves (Yark!).

Il y avait tellement de halo-halo que j’en ai eu la chair de poule. Outre le goût, j’ai eu plein de moments mémorables avec mon verre. Véronique aussi et elle n’a pas oublié de prendre des magnifiques photos en compagnie de l’ami de son ventre. Je suis sûre que sa carte mémoire en est pleine.

Vive les touristes québécois! On peut-tu pas être plus t.com?

Jour 6 : Mes amis mangeurs de légumes

Nos faces pleines de farine à la Amazing Race

Aujourd’hui, nous avons participé à la fameuse Amazing Race de VFV. Pour cette olympiade, nous avons tous été trois volontaires par équipe. En fait, presque tous. Quand j’ai essayé de me trouver sur la liste, j’ai commencé à croire que j’étais vraiment inattentive. On ne pouvait pas m’avoir oublié si impudemment. Mais, je n’y étais pas. Je m’imaginais déjà comme le petit porteur d’eau d’une équipe de basket ball qui attend la fin de la partie. Honnêtement, j’aimerais plus être la mascotte. Elle a toujours l’air d’avoir du fun. Ne vous inquiétez pas, j’ai finalement été attribué à une équipe.

Dans les épreuves qui nous attendaient, certaines furent très dégueulasses. Je veux d’avance m’excuser aux végétariens qui pourraient lire cette chronique. Certains faits pourraient vous choquer. Tout d’abord, nous avons dû essayer de danser entre des morceaux de bois. Ce qui est typiquement philippin. Ensuite, nous avons fait bouger des élastiques en créant un effet d’air avec nos mains.

Bon, les deux premières épreuves n’étaient pas vraiment osées. Mais, attendez la suite.

Nous avons mangé des bananes dans de la sauce aux algues salées. Il n’existe pas de mixture plus dégoutante. Tellement que la plupart des gens après l’avoir mis dans leur bouche n’avait que l’envie irrépressible de le cracher par terre. Disons que je plains la personne qui va devoir nettoyer ce plancher.

Finalement, pour gagner la course, nous avons participé à l’une des expériences culturelles les plus perturbantes. Nous avons mangé un balut. Mais, qu’est-ce qu’un balut me demanderez-vous. C’est l’équivalent de l’entre un œuf et un poussin. Oui, nous avons mangé un embryon de poulet. De façon très dégelasse, on pouvait voir la forme de la tête. Sinon, ça goutait franchement l’œuf cuit, avec un petit arrière-goût.

Il faut l’essayer une fois, mais pas plus. Et honnêtement, pas besoin de faire de chichi les filles. C’est juste un œuf qui aurait été mangé de toute façon par un philippin.

Jour 5 : L’or souillé

Le dépotoir de Tacloban

Aujourd’hui, nous avons fait l’expérience d’une vie. Nous sommes allés dans un dépotoir. Ce n’était pas pour ses magnifiques paysages. Quoique les montagnes étaient pas mal belles en arrière-plan. Mais, non, honnêtement, c’est le paysage humain. Tout le monde entend un peu parlé des conditions des gens vivant dans les dépotoirs, mais personne n’imagine à quel point c’est déstabilisant. Les gens là-bas vivent dans de la merde. En fait, c’est un mélange de merde, de déchets et de boue. Et on peut sentir la mixture à des kilomètres à la ronde.

Nous étions allés avec ManoJohn, un volontaire de la communauté qui se fait financer ses études par Volunteer for the Visayas, au dépotoir pour amener des sandwichs et du jus aux familles vivant et travaillant là-bas, particulièrement les enfants.

La majorité des gens là-bas sont en âge d’aller à l’école. Ils font quotidiennement entre 80-100 pesos philippins par jour. Ils le font en ramassant des coupons de tirage et des échantillons produits. Ils les revendent à des gens sur la rue. Aussi, quelque fois, ils trouvent des bijoux.

Les familles vivent dans des maisons construites en poubelles. Dès qu’on est arrivé, deux petits garçons ont commencé à nous suivre. Et puisqu’on était beaucoup, ils ont eu plus qu’un sandwich. Nous en avons manqué pour les autres. J’aimerais dire : Maudit snorot (je l’écris comme ça se dit, et qu’on je le veux), mais dans le fond pauvre p’tit, il a faim.

Lorsque nous sommes partis, le tracteur avec une pelle à déchets est arrivé et à soulever les déchets. Les enfants se sont alors précipités dans la pile de vidanges à la recherche de trésors.

C’est vraiment tout un El Dorado.

Sur une note plus légère, il faut vraiment faire attention où on marche dans un dépotoir en particulier. Résumé des évènements : Chute d’Isabelle, nombre de scratches sur mes jambes et elles de David, et  un nombre incalculable de trous dans nos pantalons. C’est vrai que regarder en avant dit la confiance, mais regarder à terre dit : Je ne tomberai pas aujourd’hui, non ce n’est pas vrai!

Jour 4 : On aime tous Marie Curie

Avec nos radiographies

De nouveau à l’hôpital, nous avons reçu nos résultats d’analyse. Verdict, nous sommes presque tous un peu déshydraté. Solution, boire beaucoup de Gatorade. Explication, ici, il fait TRÈS chaud.

Avant de partir pour Tacloban, nous avions vu de la pluie pour tout le mois de Mars. Mais, vous connaissez la météo, ils sont souvent dans le champ. Oui, il pleuvasse de temps en temps, mais rien d’extraordinaire et surtout rien de comparable à l’averse qu’on a eu la veille. Dans les faits, il fait environ 25 degrés Celsius en plus du taux effarant d’humidité. Normalement, on boire beaucoup d’eau. Sauf qu’ici, on a seulement le droit à l’eau minéral. Ce qui se trouve au centre de VFV et à notre home stay, deux endroits qu’on voit quand même rarement. Donc, vive les déshydrations et la recherche pour de l’or bleu! De toute façon, en revenant à Montréal, nous serons tous miraculeusement guéris.

Le point fort de cette deuxième visite de santé a été le résultat de nos radiographies. Nous les avons reçus dans une grande enveloppe. On pouvait voir nos côtes, et l’espace du cœur. On se rend bien compte la que nous avons tous le même intérieurs. En fait, il se ressemble étrangement beaucoup.

Fait cocasse par rapport aux radiographies. Un docteur, aux Philippines, dans un petit hôpital, analyse les radiographies de ses patients tous canadiens venus faire du volontariat. Sur l’une de celle-ci, il aperçoit un rond à la hauteur du cou d’une de ses patientes. Le docteur, perplexe, n’arrivait pas à comprendre pourquoi il y avait un gros rond presque parfaitement découpé. Serait-ce un défaut dans la machine? Non, on lui aurait rapporté la défectuosité et l’anomalie se retrouverait sur les radios d’autres de ses patients. Non, cette Claire était définitivement une exception. Si ce n’est pas une erreur, cela veut dire qu’elle doit être atteinte d’une maladie grave qui est très rare, même inconnu.

Quand fut le temps de l’appeler à son bureau, le docteur philippin pris une grave respiration. Il n’est jamais facile d’annoncer à quelqu’un que ses jours sont comptés, quelqu’un de si jeune en plus. Quand il vit cette hurluberlue rousse, il se disait : Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas faire ça. Il tente tranquillement de lui expliquer sa radio. Ce rond n’est pas normal, il va falloir l’éradiquer. Au moment où il s’arrêta pour regarder sa réaction et surtout la question fatidique : Vais-je mourir, docteur?, il ne vit qu’une chevelure de feu qui se penchait d’avant en arrière.

–  Le rond, c’est la pièce de monnaie que j’ai dans les cheveux. Oups, je l’avais complètement oublié celle-là! S’esclaffa Klair Groo, capitaine pirate.

Et elle repartie tranquillement conquérir d’autres navires pendant que le docteur se tapait la tête d’avant en arrière.

Jour 3 : Leftovers should be left there

 

En train d’attendre indéfiniment à l’hôpital

Aux Philippines, pour travailler dans un orphelinat, nous avons besoin de passer une série de test de santé.

Il y avait la prise de sang. C’était la première épreuve très éprouvante pour certaines, oui, on peut exclure les gars de ça. Eux avaient plus l’air fasciné que d’autre chose.

Nous avions le choix entre doigts et bras. Dans un doigt, il prenne seulement quelques gouttes, tandis que dans le bras on vous prend un litre. C’est de l’arnaque, je veux ravoir mon sang! J’espère qu’il sert à quelque chose au moins, parce sinon c’est du gaspillage.

Ensuite, il y avait l’épique test d’urine. Oui, oui, nous avons dû essayer de pisser dans un petit bocal. Certains disent que les leurs étaient déjà utilisé. Ici, on ne recycle pas, mais on récupère, c’est sûr. C’était vraiment une expérience. Nous étions dans des toilettes qu’on dirait insalubre. Les portes ne barraient pas et ballotaient d’avant en arrière. Il n’y avait aucun papier, et nous n’avions que quelques Kleenex. En plus, la séparation entre les deux toilettes étaient tellement basses qu’on pouvait voir la tête et les épaules de notre voisin. En plus, pendant ce temps-là, on essaye de s’enligner. C’est un peu difficile.

Finalement, nous devions faire des rayons –X, les filles ont se dévêtues! Yeah, que de plaisir! Non, vraiment pas.

À la fin de cette attente interminable, mais qui était quand même rigolote quand on ne se faisait pas dire de se la fermer, nous avons quitté l’hôpital… à la pluie. Même si certains étaient prêts à faire le chemin à pied, sans imperméable, nous avons pris un pedi-cab. J’avais mon poncho, et j’en étais très fier, mais le monsieur qui nous a pédaler deux Québécoises jusqu’à Bliss m’a impressionner.

Arrivés à Bliss, nous nous sommes aperçus que l’absence de système d’égout était vraiment flagrante. Car, lorsqu’il pleut, les égouts situés sur le bas-côté refoulent et toute l’eau s’accumule. Nous en avions jusqu’à la mi-mollet.

Disons que nos souliers sentent un peu comme les restants de la veille.

Aux Philippines, pour travailler dans un orphelinat, nous avons besoin de passer une série de test de santé.

Il y avait la prise de sang. C’était la première épreuve très éprouvante pour certaines, oui, on peut exclure les gars de ça. Eux avaient plus l’air fasciné que d’autre chose.

Nous avions le choix entre doigts et bras. Dans un doigt, il prenne seulement quelques gouttes, tandis que dans le bras on vous prend un litre. C’est de l’arnaque, je veux ravoir mon sang! J’espère qu’il sert à quelque chose au moins, parce sinon c’est du gaspillage.

Ensuite, il y avait l’épique test d’urine. Oui, oui, nous avons dû essayer de pisser dans un petit bocal. Certains disent que les leurs étaient déjà utilisés. Ici, on ne recycle pas, mais on récupère, c’est sûr. C’était vraiment une expérience. Nous étions dans des toilettes qu’on dirait insalubre. Les portes ne barraient pas et ballotaient d’avant en arrière. Il n’y avait aucun papier, et nous n’avions que quelques Kleenex. En plus, la séparation entre les deux toilettes étaient tellement basses qu’on pouvait voir la tête et les épaules de notre voisin. En plus, pendant ce temps-là, on essaye de s’enligner. C’est un peu difficile.

Finalement, nous devions faire des rayons –X, les filles ont se dévêtues! Yeah, que de plaisir! Non, vraiment pas.

À la fin de cette attente interminable, mais qui était quand même rigolote quand on ne se faisait pas dire de se la fermer, nous avons quitté l’hôpital… à la pluie. Même si certains étaient prêts à faire le chemin à pied, sans imperméable, nous avons pris un pedi-cab. J’avais mon poncho, et j’en étais très fier, mais le monsieur qui nous a pédaler deux Québécoises jusqu’à Bliss m’a impressionner.

Arrivés à Bliss, nous nous sommes aperçus que l’absence de système d’égout était vraiment flagrante. Car, lorsqu’il pleut, les égouts situés sur le bas-côté refoulent et toute l’eau s’accumule. Nous en avions jusqu’à la mi-mollet.

Disons que nos souliers sentent un peu comme les restants de la veille.