Une histoire de musique : Walkman

Mon walkman était en fait un lecteur CD portatif (ma vie est un mensonge)

Mon walkman était en fait un lecteur CD portatif (ma vie est un mensonge)

Depuis que je suis toute petite, j’adore la musique. Je garde précieusement la cinquantaine de CDs que j’ai accumulés avec les années. 50, c’est peu extraordinaire quand on voit les collections de mon père et ma mère.  Je ne les compte plus; je sais seulement qu’il en a pour remplir des étagères. Tout ça pour dire que la musique, c’est de famille.

Quand j’étais encore qu’au primaire (je ne sais pas l’année exacte),  j’ai eu mon premier walkman. Oui, un walkman, je sais que maintenant, c’est pas mal dépassé, mais pour le temps c’était quand même technologique.

Reste que mon  walkman, je le chérissais beaucoup. Je me rappelle encore de la fois où, avec toute ma famille paternelle, on était allé fêter les 80 ans à ma grand-mère.  On était cinq dans le gros truck de mon père. Le truck était tellement paqueté. J’étais dans la troisième rangée de bancs, et j’avais le ballon de football de mon cousin qui m’atterrissait constamment sur la tête. C’est seulement avec mon CD d’American Idiot de Green Day que j’avais réussi à m’endormir.

Mon walkman était mon compagnon d’arme quand, en 6e année, je marchais les deux kilomètres entre mon école primaire et ma maison. Avec mon gros sac à dos, je marchais à travers les bancs de neige du parc Angrignon (plus de neige, mais moins long) au son de la compilation Big Shiny Tunes 10. Je l’ai tellement écouté ce CD-là. Quand il était fini, je le repartais constamment. Encore aujourd’hui, je ne connais pas le nom des chansons ou des artistes, mais je me rappelle de l’ordre.

Je ne lui ai pas donné la vie facile. Je l’ai échappé dans la neige (et dieu sait que l’humidité tue l’électronique), et même sur de l’asphalte. Je ne comprends toujours pas comment il a pu survivre aussi longtemps, mais mettons que quand il était brisé définitivement, ça m’a plus ou moins étonnée. J’étais triste pareil. En tous, j’étais triste jusqu’à temps que j’aie un MP3 (sans voler de punch, il n’a fait long feu lui non plus). 

Ma bouteille d’eau disparue (ou l’Écriture automatique)

1re tentative de création loufoque : l’Écriture automatique.

L’Écriture automatique, c’est un principe où une personne écrit sans réfléchir en mettant tout ce qui lui passe par la tête, sans se soucier de ce qu’elle écrit. Le but : laisser place à l’inconscient (qui est probablement la partie la plus authentique de l’esprit). Il est conseillé de le faire à la main, en parlant ou chantant pour éviter de s’autocensurer.

La conspiration

La conspiration

Ma bouteille d’eau disparue

La lumière reflète sur ma lampe, métallique comme une terminator arrachant les cheveux des jeunes filles pour les lancer comme des confettis à un mariage.

En dansant le swing, j’ai voulu me battre avec un chat pris dans un arbre, et ça l’a donné rien. Je n’ai aucune idée de ce qui joue à la télé, mais je sais que ça rien au même, puisque de tout façon l’électricité fonctionne seulement quand la chandelle est allumée. Pourtant, quand j’essaie de presser le bouton, il n’y a que des feux d’artifices qui sortent par les oreilles de mon voisin.

C’est un monstre à la tête d’éléphant avec des amandes comme yeux. Il marche comme un hippocampe se lave, avec beaucoup de boue qui coulent à travers des escaliers sans fin. Il régit les souris que le dompteur lui lance, en se pensant meilleur que les spectateurs idiots. Ils rient aux clowns déprimés, qui le soir sombrent dans l’alcool à friction qui restaient dans la pharmacie.

Jamais au grand jamais, je n’aurais cru voir de la cire multicolore tombé du ciel, mais on dirait que c’est arrivé. Peut-être queue les poules font des enfants humains bleus comme Avatar et les schtroumpfs. Espèce de mot imprononçable, belge, avec des bonnes frites. Une belle PAGE sur une murale. Un mur tellement long et haut que l’échelle est pas capable de monté les marches. Jamais, jamais, jamais, elle monte, et t’as l’autre époux qui veut le défoncer à couper de marteau piqueur.

Comme si des côtes levées allaient changer quelque chose. Ça ne change jamais rien de cuire de la grosse graisse sale dans une poêle sur un four sale. Avec un plancher encrasser par l’amertume.

Peut-être que les clémentines pourraient rouler des batts jusqu’à ma chambre. Mais les vapeurs m’étouffent. Et mort, c’est plus plat. Comme si on pouvait voler sur des tapis roulant et qu’on pouvait chanter Hallelujah à tue-tête avec une tronçonneuse dans les mains. Plein de morsure. Ça l’a du mordant. Vraiment beaucoup de de mordant, comme ces vampires mainstream qui polluent ma télé et l’étagère de ma bibliothèque.

J’aimerais être profonde, mais je ne vois que des images dans des nuages. Seulement les nuages, ça tombe en pluie, pis ça replis les égouts. Infoman les avait visités. Pas super intéressant les égouts, peut-être qu’il y a encore l’alligator d cartoon de jeunesse.

Y’avait un mini garçon. Maudit que ça doit être plate, être petit, pas capable de prendre les dernières armoires. Faut monter sur le bloc rose, qui monte jusque dans le 7e étage. 7e étages, avec une barrière doré. Mais la barrière dorée a-t-elle une fin? Si oui, pourquoi ne pas faire le tour bande d’innocents au lieu d’attendre que l’intercom fonctionne. Personne derrière l’intercom.

Allons chercher des cannes de conserves et faisons un système de communication à la Fred et George Wesley. Toujours, toujours, toujours plein de communication perdue dans les petits poids et les maïs. Maudit, que ça doit être clostrophique là-dedans. Juste la sauce tomate qui a de la place, mais c’est la premier à passer quand les pates sont cuite. Avec des carotte cuites, et des guerres mondiales qui finissent plus, finissent kamis, Non, ce finit pas.

Il faut envoyer le message. Le message! Il faut l’envoyer si on veut que le cavalier sans tête arrive sur sa monture avec la citrouille. La citrouille seulement en automne, après c’est plus à la mode. La mode, c’est on-off. Comme l’électricité et la laveuse qui ne nettoie rien. Et la sécheuse qui ne fait que piocher de l’air. L’air, j’en manque, je suffoque.

Peut-être qui je vais pouvoir en acheter comme de l’eau. Plus d’eau, besoin de liquide. Desséchée. Toujours un grand désert. Avec le petit prince perdu dedans qui me rappelle que j’hallucine. J’hallucine.

De la coke, ou du coke. Les deux c’est mauvais pour la santé. Obèse ou fou. Préfère la folie. Ça parait moins, et tout le monde l’est déjà.

Mon ventre fait mal, ma peut être accouché d’un alien. No, wait, il y a déjà quelqu’un qui me l’a enlevé, et la foutu dans l’océan se fait mangé par des baleines. Peut-être qu’il rencontrera Pinocchio, et le bonbon qui me fait penser à de la crème glacée au pistache. C’est bon, c’est vert. I n’y a pas grand-chose de vert qui est bon, mais ça, ça goute céleste.

Proche du 40e parallèle. Perdu, parce que je ne connais pas le 40e parallèle. Faut le retrouver. Avant, après, dépend d’où je suis.

Pourquoi? Pourquoi la vie? Parce que.

Exercices de créations loufoques

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Pour créer, parfois, il faut mettre quelques contraintes. Ça permet de déclencher l’imagination. Je vais tenter d’en faire, mais ne jugez pas trop les résultats. Ce n’est pas le contenu, mais la forme qui est importante. Je mettrai une petite capsule de ma méthode. La preuve que parfois, c’est l’effort plutôt que le résultat.

The Truman Show : trop perturbant

L’autre jour, ma coloc a rapporté un sac rempli de DVD. On va en avoir pour des semaines. Quand on essayait de choisir un film, j’ai vu The Truman Show dont ma mère m’avait parlé comme un des classiques. Une soirée où j’étais toute seule à l’appart (phénomène assez rare quand on vit à quatre), j’ai décidé de l’écouter. C’est tellement perturbant.

The Truman Show, c’est un des meilleurs films de Jim Carrey, le premier pour lequel il gagne un Golden Globe. Il y joue Truman Burbank qui depuis sa naissance est la star d’une télé-réalité à son nom. Son monde n’est que rempli d’acteurs. Sa mère, sa femme, autant que son meilleur ami sont des acteurs. Il ne se rend compte de rien, jusqu’au jour où il revoit son père présumé mort depuis plus d’une dizaine d’années. Par la suite, il commence à additionner un et un pour se rendre compte que son existence n’est qu’une grosse supercherie.

C’est tellement bouleversant, et ce pour deux raisons.

  • C’est bouleversant de voir qu’on peut si facilement manipuler la vie de quelqu’un à être à peu près tel qu’on veut qu’il soit. Il y a une équipe qui épie ses faits et gestes. On décide de sa vie, avec un plan préétabli pour lui. On voulait la vérité, mais on assemble les conditions autour de lui. En plus de ça, il y a une tonne d’acteurs dans la supercherie : une ville complète, ça fait du monde ça!
  • C’est bouleversant de voir qu’il y a des gens qui regardent ce «spectacle». Et ils savent qu’il est manipulé! Mais, on s’en fout; on est trop curieux de voir la suite. Qu’est-ce qui va arriver dans sa vie? Ça revient avec ce que j’appelle le voyeurisme maladif. Un peu comme les télé-réalités, c’est qu’on est tous tellement curieux, qu’on devient trop accro pour se rendre compte qu’on écoute de la merde qui nous rend de plus en plus abrutis. Je comprends qu’on en fait, ça rapporte, et quand même facilement je crois me permettre, mais pourquoi est-ce que nous on regarde ça? Notre vie n’est pas assez intéressante? Hey, moi, la télé, c’est pour me divertir, pas pour voir ce que je pourrais voir en ouvrant mes rideaux.

En tout cas, dans nos télé-réalités, c’est des adultes consentants qui vont faire des singeries. Dans le cas de Truman, on ne lui a pas laissé le choix, on lui a imposé bébé, sans véritable porte de sortie. Ça, tant qu’à moi, c’est de l’impérialisme égoïste et malsain (même si pour plusieurs ces mots sont parfois synonymes).  C’est juste dégueulasse de penser qu’on peut laisser quelqu’un vivre comme ça, sans véritable choix. Quand tu te rends compte que tu n’as plus vraiment de liberté, qu’est-ce qui te reste?

Phil Collins – Easy Lover

J’étais dans ma phase MusiMax où j’écoutais plein de documentaires sur les artistes marquants du monde de la musique. J’avais vu un documentaire sur Phil Collins et il décrivait ses grands succès comme Easy Lover.

Quand j’entends Easy Lover, je pense immédiatement à mon premier chum. Au début de ma relation, il était très insistant et j’essayais de me débarrasser de lui. Un jour, on revenait d’une réunion du comité vert de notre cégep et il avait insisté pour me raccompagner chez moi. Mon défi était d’essayer d’éviter ses questions pour qu’il arrête de m’écœurer. Je répondais à ses questions par monosyllabes et je faisais mon antisociale en écoutant du Phil Collins sur mon Ipod.

À un certain moment donné, je lui en voulais d’avoir gâcher cette chanson, parce que je n’étais pas capable de l’écouter sans me mettre en colère. Phil Collins est l’un des plus grands artistes de tous les temps, alors c’était frustrant de ne pas pouvoir savourer sa musique.

Maintenant, je trouve juste ça comique. Parce que lorsque je regarde bien les paroles de la chanson, je me rends compte de la grande ironie de la chose. Easy Lover raconte l’histoire de deux hommes qui tombent en amour avec une fille facile. Mauvais présage

Again, how ironic!

Down with Webster – Rich Girl$

Mon école secondaire avait des idées de grandeur. The bigger, the better. Et à chaque fois qu’il mettait en place une de leur idée, c’était, à leur avis, un succès immédiat. Pfft. Pas vraiment, mais ça, ça reste un autre débat.

Une de leur idée avait été d’essayer de mettre sur pied une radio étudiante. Elle ne jouait que lors des heures de dîner dans une grande salle moyennement occupée. J’étais la seule de mon année (en secondaire IV) à m’être proposée. Et puisque les IV et V avaient une heure de dîner différente des autres, et que les V restaient dans leur pavillon, il n’y avait presque personne qui m’écoutait. Mais, reste que même avec un auditorat de seulement quelques personnes, j’étais vraiment nerveuse.

J’ai toujours eu des problèmes de diction, et quelques fois de stress, alors je mettais bien préparée. J’avais fait une recherche pour trouver les meilleures chansons, d’un style qui pourrait plaire à presque tous, mais qui ne seraient pas encore trop connues. Je leur avais même fais des petits textes d’introduction. Tout ça pour dire que cette première émission était vraiment importante pour moi. Et comme on dit, we never forget our first.

Ma première chanson mise en ondes était de Down with Webster, un collectif alliant le rock au hip hop. J’ai découvert leur chanson Rich Girl$ à une émission d’alternatif à Musique Plus (Je sais, pas très hipster). Dans le temps, il n’y avait pas grand monde qui la connaissait. C’est seulement quelques mois plus tard, qu’elle a commencée à être populaire. Je me rappelle que je l’avais entendu pour la première fois à la radio sur les pistes du Mont Gabriel pendant mes cours de planche à neige, des mois après ma première émission de radio.