On est tous des creepy

Un corps démembré découvert dans des colis de la poste, ça vous rappelle de quoi? Ça vous rappelle sûrement l’affaire Rocco Magnotta.. Mais en fait, c’est le nouveau meurtre à résoudre dans l’épisode de Bones à Séries +.

C’est une traduction, alors l’épisode original a été écrit l’an passé. Avec l’affaire Magnotta, on s’est souvent demandé : Quel fou peut bien penser à quelque chose comme ça? C’est sûr qu’il n’y a pas seulement le corps démembré qui était cinglé dans cette affaire-là. Mais, quand on y réfléchie, l’équipe de scripteurs y a pensé avant.

C’est un peu comme l’histoire de la poule et l’œuf. Est-ce que les scripteurs sont inspirés par les meurtres déjà commis? Ou est-ce les meurtriers qui sont inspirés par la panoplie d’émissions de crime.

La fiction est rendue tellement développée que les histoires sont réalistes. On comprend comment on résout des crimes, alors on peut aussi un peu savoir comment ne pas se faire avoir. Peut-être même que ça nous donne des idées macabres, qui sait… 

Donnez-moi une bombe lacrymogène que je respire.

J’ai failli voir l’au-delà suite à la puanteur (abominable) qui entra en mes narines.

Pour ne pas discriminer, je ne nommerai personne. Je dirai plutôt que je n’aurais pas voulu mourir avec son visage en tête, (parce qu’il n’était pas très beau.)

Son odeur (ou puanteur) a été comme une révélation (et pas nécessairement une bonne). Je m’explique. Je n’ai jamais vraiment eu beaucoup d’odorat. Quand quelqu’un mettait du parfum, je n’en avais aucune idée. C’était plate. Par contre, quand on faisait des voyages scolaires et que l’autobus sentait le fumier en permanence, je ne sentais rien. C’était bien. Je sentais seulement quand je prenais des grandes bouffées d’aire. Donc, je n’avais jamais été vraiment confronté à la puanteur.

J’ai été prise au détour par ce que je considère la pire odeur de swig. Voici un rassemblement de plein de pensées disparates :

  1. Criss, tu ne te laves pas osti. (Quelques sacres, mais il y en avait beaucoup plus dans ma tête.)
  2. Fuck, même quand j’essaye de respirer par la bouche, ça pue. Ça goûte même un peu mauvais.
  3. Est-ce que je peux m’évanouir? J’ai un peu la tête qui tourne.
  4. On a de l’eau en masse au Québec; elle peut bien en prendre un peu.
  5. Elle voudrait se laver, qu’elle ne pourrait pas. Il lui faudrait de la laine d’acier.
  6. Je pense que mon déodorant a fondu?

L’apparence n’est pas tant important, mais l’hygiène il me semble que c’est un minimum.

The Truman Show : trop perturbant

L’autre jour, ma coloc a rapporté un sac rempli de DVD. On va en avoir pour des semaines. Quand on essayait de choisir un film, j’ai vu The Truman Show dont ma mère m’avait parlé comme un des classiques. Une soirée où j’étais toute seule à l’appart (phénomène assez rare quand on vit à quatre), j’ai décidé de l’écouter. C’est tellement perturbant.

The Truman Show, c’est un des meilleurs films de Jim Carrey, le premier pour lequel il gagne un Golden Globe. Il y joue Truman Burbank qui depuis sa naissance est la star d’une télé-réalité à son nom. Son monde n’est que rempli d’acteurs. Sa mère, sa femme, autant que son meilleur ami sont des acteurs. Il ne se rend compte de rien, jusqu’au jour où il revoit son père présumé mort depuis plus d’une dizaine d’années. Par la suite, il commence à additionner un et un pour se rendre compte que son existence n’est qu’une grosse supercherie.

C’est tellement bouleversant, et ce pour deux raisons.

  • C’est bouleversant de voir qu’on peut si facilement manipuler la vie de quelqu’un à être à peu près tel qu’on veut qu’il soit. Il y a une équipe qui épie ses faits et gestes. On décide de sa vie, avec un plan préétabli pour lui. On voulait la vérité, mais on assemble les conditions autour de lui. En plus de ça, il y a une tonne d’acteurs dans la supercherie : une ville complète, ça fait du monde ça!
  • C’est bouleversant de voir qu’il y a des gens qui regardent ce «spectacle». Et ils savent qu’il est manipulé! Mais, on s’en fout; on est trop curieux de voir la suite. Qu’est-ce qui va arriver dans sa vie? Ça revient avec ce que j’appelle le voyeurisme maladif. Un peu comme les télé-réalités, c’est qu’on est tous tellement curieux, qu’on devient trop accro pour se rendre compte qu’on écoute de la merde qui nous rend de plus en plus abrutis. Je comprends qu’on en fait, ça rapporte, et quand même facilement je crois me permettre, mais pourquoi est-ce que nous on regarde ça? Notre vie n’est pas assez intéressante? Hey, moi, la télé, c’est pour me divertir, pas pour voir ce que je pourrais voir en ouvrant mes rideaux.

En tout cas, dans nos télé-réalités, c’est des adultes consentants qui vont faire des singeries. Dans le cas de Truman, on ne lui a pas laissé le choix, on lui a imposé bébé, sans véritable porte de sortie. Ça, tant qu’à moi, c’est de l’impérialisme égoïste et malsain (même si pour plusieurs ces mots sont parfois synonymes).  C’est juste dégueulasse de penser qu’on peut laisser quelqu’un vivre comme ça, sans véritable choix. Quand tu te rends compte que tu n’as plus vraiment de liberté, qu’est-ce qui te reste?