Consommateurs de Suzy in the Sky

Je n’ai pas écrit depuis un bout.

Faudrait croire que c’est un peu mon habitude.

Mais, c’est une drogue, alors on n’arrête pas. Bon, l’analogie est peut-être un peu forte, parce qu’écrire ne m’empêche pas de vivre. Non, je ne déciderai pas de manquer une soirée entre amis pour écrire une chronique ou encore de ne pas étudier pour mon examen du lendemain. Alors, je ne suis pas tellement dépendante, mais par contre, j’ai quelque fois des rechutes. Oui, des rechutes! Mon entourage peut le voir quand je n’écris pas. Signe incontestable, c’est que je commence à parler davantage, en fait de façon excessive. Pour ceux qui ne me croit pas (c’est très peu probable) voici la preuve.  Et les autres qui le savent déjà, vous allez bien rire.

Je parle tellement, qu’au cours des années, j’ai développé une technique afin de manger la bouche pleine sans que personne ne s’en rende compte. Vous direz que c’est for probable qu’on ne me dise pas que je suis une mal polie. Non, c’est impossible qu’on ne me l’est jamais dit. Quand vous avez comme moi une tante qui vous reprend sur comment vous tenez votre fourchette (oui, je la tiens avec le majeur et non l’indexso what?), vous êtes convaincue de passer inaperçue.

Je parle tellement, que ma propre mère dit que je parle à un point tel qu’elle arrête de m’écouter. Et malgré qu’elle est littéralement tout le temps dans la lune, c’est un personne qui écoute beaucoup. Qualité indispensable à toute mère. Oui, d’habitude, c’est la mère qui essaie de retirer des informations à son enfant. Dans mon cas, c’est l’enfant qui bombarde d’informations sa génitrice. Preuve encore que je parle beaucoup trop.

Je parle tellement que mon père dit que soit je mange, soit je parle. (Et vous savez que c’est faux, je parle en mangeant). On s’entend que dans ce cas-ci, soit je suis une ogre qui s’empiffrent ou un pie qui a la glande de la parole (rejet) un peu trop développée. Et, ça le dit dans mon nom, Chabotté, c’est lui qui combat les ogres, alors il ne reste que la pie.

Je parle tellement que mon docteur et mon dentiste se sont accordé pour dire que je surproduis de la salive à cause que je parle trop. La preuve, j’ai eu une infection à cause de ça cet été.

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