Mon Oreiller : une relation d’amour/haine

La vie d’un étudiant, surtout celle d’un étudiant du Collège Sainte-Anne, pourrait se résumer ainsi : avoir de bonnes notes, une vie sociale active et de bonnes nuits de sommeil. Mais impossible de combler les trois options. Il faut plutôt en choisir deux. Je pourrais élaborer longtemps sur le pourquoi et le comment, mais ce n’est pas important. L’important, c’est que tout le monde, en cinquième secondaire du moins, a dû faire des choix au cours des années. Certains de ces choix sont plus évidents à reconnaître : on le voit à la grosseur des poches sous les yeux.

On parle souvent de l’adolescence… Eh bien, je dis à ceux qui en jasent continuellement : on chiale peut-être tout simplement parce qu’on est fatigué! Vous n’avez jamais pensé à ça?

Le sommeil n’est pas quelque chose auquel on pense avant de constater qu’on en manque.

J’ai récemment découvert une bande dessinée s’appelant Rest qui sera probablement une des prochaines émissions de NBC cet automne. C’est l’histoire de John Barrett, un bourreau de travail new-yorkais qui est sollicité par une compagnie pharmaceutique afin de tester un médicament éradiquant le besoin de dormir.

C’est de la fiction, mais imaginez un instant si nous n’avions pas besoin de dormir… Plus jamais, nous n’aurions de cernes. Adieu, le manque d’énergie! Quoique nous n’aurions plus l’excuse de nous être levés du mauvais pied. Et nous n’aurions même plus besoin de lit!

Bon, pour l’instant une telle drogue n’existe pas et nous avons toujours besoin de choisir. Mais, honnêtement, on peut s’avouer qu’il y a probablement déjà quelqu’un qui y a pensé. En tout cas, moi, j’aimerais bien, car avec la fin de l’année, on sait ce qui nous attend : encore beaucoup de travail. Alors, qu’est-ce qu’on devra choisir : l’oreiller ou…?