Jour 10 : Goscinny est universel

Les jeunes filles du centre avant le départ

De l’orphelinat, je vous ai déjà parlé des bébés de la pouponnière. Maintenant, c’est au tour des enfants d’âge préscolaire.

Dans un espace très restreint délimité par des barreaux se trouve entre une quinzaine et une vingtaine d’enfants. Ils se pilent littéralement sur les pieds. Ils sont vraiment en manque d’affection. Dès qu’on arrive, ils se pitchent sur nous. Ils veulent de l’amour, mais ils sont tellement nombreux que tu ne peux pas en donner à tout le monde, parce que dès qu’on les met à terre, ils pleurent.

Disons que leur attention est partout, et nulle part en même temps. Elle est momentanée. Il faut donc toujours être captivant et divertissant. Sinon, ils vous le feront savoir, ou plutôt ils arrêteront complètement de vous écouter et de participer avec enthousiasme.

Alors, nous, bande de Québécois qui étaient habitué d’animer des plus vieux qui étaient plus attentifs avec des activités organisées à l’avance, on a vraiment pris une claque dans la face si je peux dire, même plusieurs coups de boule orange sur la tête pour certains. On pensait qu’on pouvait se débrouiller avec des idées un peu imprécises. Nous avions tords. Oui, on pouvait se débrouiller, on faisait quelques activités et tout le tralala de les faire sauter et bouger. Mais, personnellement, je n’en tirais pas de grande satisfaction après coup. J’ai appris une grande leçon de vie que je vous partage pour ceux qui veulent bien l’apprécier. On réussit seulement à réaliser des choses qu’en y mettant un effort, et ce de un, parce que nous même nous serons plus fier de notre accomplissement et de deux, parce que le résultat sera nettement plus considérable que si on avait été un peu amorphe.

Parce que de l’énergie, on en a besoin. Un enfant, en partant, c’est un peu épuisant. Mais, un épuisement satisfaisant. Alors, imaginez une quinzaine. Quand un a eu sa dose de saut, ce qui peut être long, il en aura cinq autres autour de vous qui disent «Ako! Ako!», traduction en waray de «Moi! Moi!». Alors, là, vous vous creusez la tête en vous demandant qui est arrivé en premier. Malheureusement, vous tourniez sur vous-même donc vous n’avez pas vraiment vu. Dilemme. Bon, on n’a qu’à prendre le plus proche. Et le même débat intérieur réapparaît à chaque fois.

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Une réflexion sur “Jour 10 : Goscinny est universel

  1. Salut Émile,

    Ta mère et Éloïse m’ont parlé de la communication Skype. Il semble que la température l’eau de la douche ne soit pas la plus confortable qui soit 🙂

    J’espère que je pourrai participer à une prochaine communication afin de te saluer.

    Je vérifie régulièrement le blog question d’avoir des nouvelles et de voir des photos de suivre votre aventure.

    Profite pleinement de cette fabuleuse aventure et reviens nous avec les meilleurs souvenirs à nous raconter.

    A+

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