Jour 1 : Isabelle : Vole, vole, vole mon cœur va bien haut!

Les deux seuls gars qui rentrent dans le petit avion Manille-Tacloban

C’est le grand départ (encore), maintenant pour les Philippines. C’est bien tant mieux, parce que ce n’est pas comme si on était vraiment à Montréal. Juste en transit.

Pour la plupart d’entre nous, nous nous sentions un peu déconnecté de la réalité montréalaise. Ça paraît cliché, mais c’est vrai qu’on revient changé. Je tiens aussi à dire, à toutes les matantes et mononcles de ce monde, les voyages ça forme la jeunesse, et les plus vieux. Disons qu’en revenant, j’ai vu qu’il y a du monde qui aurait besoin de cette formation additionnelle. Mais, je vous parlerai de cela plus tard.

De nouveau sur la go, à 20h, notre groupe de joyeux lurons, comme dirait Claire, est parti vers de nouvelles aventures. Car, oui, cette fois-ci, comme vous le savez ou l’avez sans doute remarqué, c’est un trip de gang. 18 lurons + 2 profs. Alors, vous trouverez les belles aventures de tout ce beau monde.

Donc, exactement, à 17h, on était déjà tous à PET, même si on partait pour Toronto, en train d’essayer de fitter les bagages de tout le monde. À la dernière minute, quelques-uns d’entre nous ont décidé d’être généreux. Résultat, beaucoup trop de livres et de matériels qui ne rentraient pas dans la majorité des sacs à dos et valises.

En DéfiMonde, il existe deux catégories de gens par rapport à la quantité d’affaires à amener. Il y a ceux qui en amènent juste assez, c’est-à-dire, un nombre raisonnable de vêtements et de paires de souliers. Et finalement, il y a ceux qui en amènent BEAUCOUP TROP. Je ne nommerai pas de noms, sous peine de représailles de leur part. Mais, disons, que quatre pyjamas, cinq paires de souliers, et au-dessus de 15 hauts, c’est ÉNORMÉMENT disproportionné.

Alors, la plupart des gens était déjà à la limite de poids, donc une chance qu’il y a toujours des gens qui sont bordeline pour le nombre de vêtements.

Après l’enregistrement des bagages, on était enfin prêt pour un beau 35-heures d’avion en quasi-continu. Trente-cinq belles heures dans les mêmes vêtements, donc notre magnifique chandail défimonde, qui est le sosie de celui de Superman, désigné par une de nos artistes : Claire Groulx Robert.

Tant qu’à être tous pris habillé pareil, à l’air un peu touriste, vaut mieux le faire en beauté.

Dernièrement, j’aimerais faire une mention spéciale à Caroline, qui s’est introduit dans mon document.

Caro est une fille qui aime bien parler d’elle-même à la 3e personne, à la Marc Labrèche. Elle a mentionné dans la journée d’aujourd’hui : Caroline est la plus belle et la plus gentille fille que je connaisse. J’aimerais tellement être comme elle.

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Philippines : P.H.A.P. au quartier de la Béatitude

À la demande générale, ou juste pour mon plaisir, j’ai décidé de continuer mes chroniques aux Philippines. Bonne idée à la base, il y a eu quelques anicroches en cours de route. Ça commence par le fait que je n’avais pas d’ordis ou de connexion Internet très fiable. Aussi que, contrairement au Costa Rica où j’avais mes après-midis, j’étais toujours occupée par nos tâches, les enfants ou simplement que j’étais avec mes meilleurs amis 24/7. Et, on ne va pas se le cacher, même si j’adore écrire, les contacts humains c’est autre chose.

Les chroniques sont plus sérieuses et sûrement mieux écrites. (Oui, oui on évolue) J’ai aussi eu de l’aide de mes comparses peanuts aux barbecues. Si ce voyage vous intéresse, nous avons aussi un blog de projet où mon ami Émile et moi-même avons écrit des chroniques. Les miennes sont déjà ici, mais celles de mon grand métalleux séparatiste (qualificatifs impertinents qui n’ajoutent rien sur leur auteur) valent aussi la peine d’être lus (surtout pour les photos).

 

 

Le titre «Philippines : P.H.A.P. au quartier de la Béatitude» fait référence au fait que nous vivions dans un quartier s’appelant Bliss.

Jour 32 : Les TsunAMIS, ce n’est pas AMIcal

Quelques heures avant le déluge

Depuis mon départ de Montréal, il n’y a pas vraiment eu de jour où j’ai complètement arrêté. Où rien n’était planifié à l’horaire, et où on pouvait réellement relaxer.

Aujourd’hui, entre deux excursions où j’ai besoin de toute mon énergie, j’ai pu ne rien faire de particulier. Les plages, ici, sont abondantes. Il ne restait qu’à faire notre choix. Nous sommes allés en terrain connu, la playa Hermanosa. Le sable y est très collant. Il ne suffit que de s’y asseoir un peu, et on finit par ressembler à un yéti qui est en vacances.

Mais, bon,  le soleil et le sable étaient chaud, tellement que j’étais cachée en-dessous d’un palmier. La vie était belle, je n’avais rien à faire. Je n’avais qu’à lire La Frousse autour du monde de Bruno Blanchet, que j’ai en passant fini.

Je venais de finir mon livre, et je n’avais qu’autre distraction que Le pèlerin de Compostelle de Paolo Coelho. Et on peut dire que c’est un peu moins drôle à lire. En fait, c’est pas mal plate pour l’instant. En y pensant, je pense que l’univers m’envoyait un signe, car tout d’un coup la marée a montée.

Elle a énormément monté. Ce n’était pas seulement graduel. Ça a été tout d’un coup. Parce qu’on peut dire que ce n’est pas ma lecture qui me distrayait à ce moment-là vous croirez bien.

Alors, comme résultat, j’ai un guide de voyage qui s’il respirait ce serait probablement noyé, des souliers et mes vêtements complètement mouillés, et moi par le fait même et un sac à dos sur la corde à linge. J’ai sûrement fait un bouchon dans les tuyaux de l’hôtel à force d’essayer d’enlever le sable de tous mes biens.

Je croyais que je n’aurais rien à dire aujourd’hui. J’avais tort. Je peux vous parler maintenant que les marées au Costa Rica sont vraiment imprévisibles. Attention les bouts de bois entourant la plage ne sont pas là pour rien. Garder toujours un œil sur l’Océan, en tout cas, maintenant, moi je le watch bien.

Jour 31 : Yes We Can

La chute en question

Les Américains sont vraiment en quête d’un leader. Il cherche quelqu’un qui a du courage. Quelqu’un qui ne fuit pas devant l’adversité. Quelqu’un qui va même à la rencontre des défis.

Un groupe béni d’Américains ont trouvé le messie, le sauveur de leur pays en crise. Il s’appelait Lynda Johnson.

Pendant une simple balade à cheval, qui leur avait pourtant donné des sueurs froides, ils l’ont trouvé sur Abuela, un vieux cheval dont les cheveux gris avaient déjà commencé à se faire voir.

La journée avait pourtant commencé de façon très humble. Ils avaient décidé de faire de l’équitation grâce à une petite entreprise costaricienne. On leur avait donné des chevaux qui à leur avis n’étaient pas dompté. Ils allaient comme ils voulaient. Lent. Rapide. Lent. Rapide. Sans avertissement, ils se mettaient à trotter et même à galoper.

Ils étaient très contents quand ils étaient finalement arrêtés pour manger un bon petit déjeuner traditionnellement tico.

Quand ils sont rembarqués sur leurs montures, ils étaient soulagés, car ils savaient que le prochain arrêt serait la cascade. Ils ne se doutaient pas de ce qui les attendait.

Ils se sont baignés et un de leurs guides est venu leur demandé s’il voulait grimper et sauter du haut de la cascade. Les hommes fiers et pleins de testostérone se sont lancés à l’affront de la falaise. Les femmes, elles,  étaient trop nerveuses pour se décider à  monter.

Quand la troupe de jeunes étalons fut passée, on ne s’attendait pas à ce qu’il y est plus. C’est à ce moment-là qu’une jeune quinquagénaire se fit apercevoir. Elle avait décidé d’escalader la bête. De l’eau plein le visage, elle avait réussis à grimper sur la falaise escarpée. Rendue à huit mètres au-dessus de l’eau, elle a sauté. Pleine de grâce (C’est relatif), elle s’est élancée.

Elle les a inspirés. Ils se sont dits: If she can do it, I can.

Plus tard, ils se sont dit qu’ils devaient la remercier pour tant de volonté. Alors, pendant le dîner, ils se sont approchés et lui ont dit : You’re a true inspiration.

Ah, et si seulement elle était américaine.

Mais, si elle l’était, l’histoire n’aurait jamais eu lieu.

Jour 30 : See You Later Alligator – After a While Crocodile

Vue du port (très précaire)

Il y a des jours où on aurait mieux aimé être resté au lit. C’était un de ces jours pour notre guide de kayak.

Nous allions en balade en kayak dans un marais pour observer les mangroves. Dans ces belles eaux boueuses, on retrouve plusieurs types de crocodiles et de caïmans.

Tout allait bon train, on pagayait à un assez bon rythme, tellement qu’on avait dépassé notre guide qui essayait de trouver des animaux de la faune costaricienne.

Là, on l’entend nous crier qu’il a trouvé un serpent. J’ai à peine le temps de me retourner, ce qui est quand même long en kayak, qu’il est dans l’eau. Il a chaviré en essayant de se pencher pour le voir de plus proche.  Il faut dire que son embarcation était plus ou moins stable. Elle avait l’air d’être faite en carton. Elle était peinturée à la main de la même couleur qu’on peint les fonds des piscines.

On repart, sans avoir vu le serpent finalement. Un peu plus loin, il nous pointe un oiseau, et tombe de nouveau. Il nous avoue par la suite que c’est seulement sa deuxième fois en kayak. Bon, c’est bien.

Ma mère qui dit demande après si les crocos mangent les humains. Oui, ils peuvent, mais ils ont assez de nourriture.  On se sent vraiment en sécurité. J’espère qu’on peut entendre le sarcasme.

On commence à rentrer dans un plus petit corridor quand on remarque que le bateau de notre guide ne tient plus l’eau. En fait tout le derrière de son bateau est dans l’eau et son devant est complètement dans les airs. Je me demande vraiment comment il faisait pour avancer comme ça. C’est à ce moment-là qu’il s’est bien rendu compte qu’il ne pouvait rien faire. On lui a bien dit qu’il devait avoir de l’eau qui s’était infiltré dedans, mais ça lui a pris plusieurs fois avant de vraiment comprendre.

Il a fini par sortir de son kayak et décider de trouver le trou. Le fond de la rivière et les berges étaient remplie de boue qui a mes yeux a plus l’air d’excréments d’animaux que d’autres choses. Et en essayant de monter son kayak sur la berge, il renfonçait jusqu’aux genoux. En plus, ce n’est pas comme si son affaire fonctionnait très bien. Il montait le nez, la queue descendait. Il montait la queue, le nez descendait, et ainsi de suite. En plus, il nous disait qu’il avait peur des caïmans, car leurs morsures font mal.

Notre solution. Une traîne le kayak. L’autre embarque le guide et le ramène à port. Disons que ce dernier n’aimait pas tellement l’idée.

On finit par voir un bateau s’engager dans le canal. Ma mère crie : Tenemos un problema! Tenemos un problema! La seule réponse du bateau a été au début de s’en aller. Il dit qu’il va nous envoyer un bateau. Nous n’avons jamais vu le bateau.

Le guide a trouvé le trou et il est sur le dessus. Alors, il vide son kayak et bouche le trou. Il teste sa solution et nous dit qu’on peut continuer le tour.

En fait, il avait peur de se faire chicaner par son patron, alors on dit oui, mais en maintenant un bon regard vers son kayak.

Finalement, c’était un très bon guide. Il nous a montré des toucans de très proches, environ 10 m au-dessus de nos têtes.

Jour 29 : Retourner aux couches

Amas de fourmis

Début du sentier un peu plus touristique. Je me sens déjà devenir plus touriste. Je pourrais m’acheter un chapeau avec les mots Costa Rica – Pura Vida dessus, et avoir des beaux coups de soleil malgré que j’aie en permanence un bout de crème solaire sur le nez.

D’après les nombreux guides, il faut faire de la tyrolienne dans la canopée costaricienne. Vous  pourrez voir plein d’animaux. Ce n’est pas vrai, car on fait beaucoup trop de bruits. Le métal qui frotte et les cris des matantes excitées, c’est trop pour nos amis les bêtes. C’est tout de même trillant.

Les seuls animaux que j’ai vus sont des paresseux et des fourmis. Les premiers étant tellement camouflés dans les arbres que c’est beaucoup plus nos guides qui les voyaient et nous les ont montrés dans une jumelle géante. Pour les intéressés, il en avait à deux et à trois orteils. Pi Patel aurait été fier de moi. Les deuxièmes, soient les fourmis, étaient partout. Et notre guide avait vraiment l’air d’avoir une fascination sur elles.

Voici ce que j’ai appris sur les fourmis. Il a quatre sortes de fourmis. Elles sont toutes de tailles différentes. Il y a la reine, les soldats qui ont comme seule responsabilité de protéger la reine, les ouvrières qui ramènent de la nourriture à la reine et les inspecteurs qui vérifient si la nourriture n’est pas contaminée. Dans le fond, le résumé de la vie de la fourmi c’est de rendre la reine heureuse.

Aussi, ces bestioles-là ont vraiment compris le truc. C’est une société presque complètement matriarcale. En fait, il n’y a aucune fourmi mâle adulte. La reine les trouvait trop agressifs. Ils tuaient les jeunes mâles pour avoir plus de femelles pour eux. Donc, ils ont décidé qu’après s’être accouplés de les mettre à la porte. Après, ils deviennent des ermites globe-trotteurs.

Donc, nous avons eu la chance d’observer le travail de ces petites bêtes. Elles transportaient des feuilles sur leur dos. Cela me faisait penser à un dessin animé qui s’appelait Les Bestioles.

Jour 28 : Se perdre entre deux chaussettes

Petit village de la côte de Puntarenas

En route vers Ojochal, une ville remplie de Québécois. Lorsque les terrains n’étaient pas vraiment chers, dix gars du Radioshack ont décidés d’acheter des terres au Costa Rica. Justement, s’il y a des intéressés, le Costa Rica se vend. Partout où on va, on peut voir des pancartes : se vende. Ce n’est pas mêlant, si j’étais une riche milliardaire, ce que je ne suis évidemment pas, je m’achèterais le pays.

Alors, maintenant, à l’épicerie, il est beaucoup plus facile de trouver du beurre de peanuts que de trouver du riz, aliment de base de l’alimentation tico. La preuve pourtant qu’on est bien au Costa Rica. Le poulet. Il en a qui se promène tranquillement dans l’épicerie comme si de rien n’était.  Les poules ne sont vraiment pas conscientes du danger. Dans les épiceries, il y a plein de chasseurs qui ne veulent que manger.

On penserait que puisqu’on s’en va en territoire organisé à l’occidentale, il serait facile de s’y rendre. Pas du tout. Dans les montagnes dans un chemin cabossé, il faut vraiment vouloir pour trouver. Ça ne prend pas grand-chose pour se perdre.

En essayant de trouver la connexion à la route en direction d’Ojochal, c’est-à-dire celle vers Paso Real, on a réussi à visiter San Vito. Car, ici, il faut vraiment être attentif quand on conduit. Les panneaux annonçant les routes ou les attractions touristiques ne sont mis qu’au moment où il faut tourner.

En voulant retrouver la route pour Paso Real, nous avons questionné quatre personnes. Et parfois, ce n’est pas une question qu’on ne comprend pas la langue, mais bien que les gens interrogés ne sont tout simplement pas clairs. Nous avons faire le tour du bloc trois fois avant de finalement se rendre compte que nous étions sur le bon chemin. Au Costa Rica, les cartes, ça ne sert pas à grand-chose.

Jour 27 : Tomber de son nuage

Vue des montagnes par notre petit chemin de terre rocailleux

Première journée à l’extérieur de la communauté.

Je me suis rendue compte que je parlais en français comme un tico en espagnol, c’est-à-dire que je parle plutôt bas, en articulant presque pas. C’est rendu à un point tel que je suis parfois plus claire en anglais que dans ma langue maternelle. Qui aurait cru que je me ferais assimilée en essayant d’apprendre l’espagnol au Costa Rica.

Aussi, disons que quand ta voix shake à cause des nids d’autruche qu’il y a dans la majorité des routes, ça l’aide pas à te faire comprendre. Alors, conseil si vous allez au Costa Rica, il vaut mieux ne pas avoir d’auto que d’en prendre une qui ne fait pas 4×4.

Donc, pendant une petite demi-heure, la seule chose que j’ai vraiment pu bien observer a été la carte de la route en direction de Golfito et le pare-choc.

Mon mot de la journée : COR-CO-VA-DO. Ma compagne de voyage comprendra peut-être sa prononciation en le voyant écrit.

Conseils aux futurs touristes du Costa Rica :

– Une auto (4×4), c’est pratique, mais pas tout le temps. Particulièrement, quand tu essayes de te rendre à quelque part de précis et que la pancarte l’annonçant est à l’endroit même où il faut arrêter cachée dans les branches.

–  Toujours appeler aux endroits que vous voulez visiter, car parfois les guides de voyage on tord et on se ramasse à perdre sa journée dans une ville qui devrait être grande d’après la carte, mais qui finit seulement par être remplie de pêcheurs.

–  Les centres d’information touristiques sont en fait des agences de voyage qui essaient de vous vendre une excursion partout où vous le désirez.

– Apporter votre maillot de bain, car ici il fait très chaud et la plupart des douches sont glaciales. Alors, choisissez vos hôtels en conséquence. Piscine, plages, tout est bon.

Bon, j’ai chaud là. Une petite saucette. Ouf, ça fait du bien.

Jour 26 : Twiggysons le monde!

La petite fille avec laquelle je préfère jouer plutôt que de danser

Dernière journée complète à Durika.

Pourquoi les dernières journées sont toujours celles qu’on trouve les plus courtes? En une journée, j’ai eu 2 entrevues pour mon documentaire. En plus, de courir partout pour essayer de prendre les gens de la communauté en photo.

Il était rendu l’heure de souper (et après dormir) avant que je m’en rendre compte. Et heure du souper est synonyme d’heures des adieux (ou des mercis pour les moins dramaturges).

C’était vraiment les plus beaux mercis de ma vie. Naturellement, tous m’ont dit pourquoi ils étaient contents que je sois venue à Durika. Et ils m’ont tous donné un câlin d’adieu.

J’ai même entendu à l’arrière : tu es une très bonne danseuse! Je cherche toujours cette personne. Je crois que je l’ai peut-être imaginé.

J’ai cherché longtemps la bonne phrase de fin à dire. À la prochaine crée trop une attente à mes yeux. Je ne voudrais pas mentir, car je ne sais honnêtement pas si je vais revenir. Ciao est trop léger et commun à mon goût. Bonne continuation fait trop français. Désolé, je trouve ça un peu sérieux. Alors, j’ai décidé de citer quelqu’un dont je trouve le nom très drôle, d’une part à cause de sa sonorité, mais aussi car c’est le nom d’une mannequin dans les années 60. Twiggy aurait dit Bonne vie. Et c’est tout  juste ce que j’ai fait.

Après, j’ai seulement essayé de chercher mon dodo.

Je ne suis pas encore sûre si je l’ai trouvé.

Jour 25 : Mise en quarantaine recommandée

Notre gang de touristes en arrière du truck

Je vous ai déjà dit que les gens de la fondation aiment bien s’organiser des party karaoké-danses. Dans ces derniers, on y danse le merengue, la salsa et un autre nom bizarre qui pourrait être associé à quelque chose qui se mange.

Mais, nous, les Canadiens de la place, nous avons réussis à les contaminer du virus du Random dancing. Cette merveilleuse technique met tout le monde sur le même pied d’égalité à mon avis. On a seulement besoin de suivre un peu le rythme et même là, pas tant que ça. On n’a qu’à faire aller les bras, plier un peu les jambes, et hocher de la tête.

Avec mon nouvel ami Ben, un gars de 23 ans d’Hamilton qui a toujours l’air un peu stoned, on a réussi à faire perdre la tête au ticos. C’est pas mêlant, un moment donné, ils n’avaient presque plus de coordination! Leur sang du Sud a ressurgit, car ils ont commencé à danser le Rock’n’roll comme des professionnels.

Un touriste autrichien a apporté un CD de musique viennoise. Alors, gentils comme ils sont, les ticos ont essayé de valser. Disons que normalement ils dansent collés jusqu’à l’inconfort, alors prendre plus de place ça l’a créé beaucoup de collision à travers les danseurs.

Alors, soyons fiers d’être Canadien (ou Québécois pour mes amis séparatistes) car on a vraiment un don pour le Random dancing. Nous, on est capable de danser sur The Roof is on Fire. Et de sauter en même temps de danser.